Par ____Lula./*
comme disait notre ami jacques, il est cinq heures, Paris s'éveille
il est cinq heures, Paris se lève
il est cinq heures, je n'ai pas sommeil.

Photo : Mlle C.
Musique : Jacques Dutronc - Paris s'éveille



A peine rentrés de notre périple américain, pas même le temps de se remettre du décalage
horaire, et déjà la rentrée arrive. On redescend petit à petit de notre nuage de vacanciers-touristes-sans soucis, on se prend même le quotidien en pleine tête : une contravention par-ci, un
délai de livraison à rallonge qui fout nos plans en l'air par là, ou encore l'état pitoyable de l'appartement à notre retour. Sans oublier le charmant
tiens-prends-toi-la-tringle-du-rideau-ainsi-que-ce-dernier-sur-la-tête, mais aussi tiens-la-télé-ne-marche-plus.
Bref, tout un tas de petits tracas accumulés qui nous ont bien remis dans le bain. Enfin, on s'installe petit à petit dans notre nouvelle demeure (45 m2, c'est presque un château hein), même si
tout ne fonctionne pas du premier coup et que rien ne se passe jamais comme prévu. Ce qui est sûr au moins, c'est que la rentrée arrivera comme prévu, et ça commence demain pour Lui. Encore une
tonne de photos de Boston à poster évidemment, mais laissons le temps au temps.
En attendant, bonne reprise à tous & see ya.

Un petit mot par ici, où le rythme des
parutions s'est un peu ralenti inconsciemment (ou sciemment et flemmatiquement, your
choice), à l'image de notre activité cérébrale, en ces temps divins & bénis (voire baptisés et
même communiés, mais ne poussons pas le vice jusqu'à
mariés) que sont les vacances. Les bonnes nouvelles sont tombées les unes après les autres du côté
de chez nous (avec Castorama), pour notre plus grand bonheur, couronnées enfin par les vraies vacances après quelques temps de dur travail saisonnier à but hautement mercantile et (encore
une fois) vacancier (oui mais vacancier à l'étranger, vacancier touriste, vacancier baroudeur Madame).
Pour faire bref (ce qui, vous l'aurez compris, n'est pas dans ma nature), résultats d'examens et autres sélections estudiantines sont tombés favorablement sur nos petites têtes blondes, ainsi que
la certitude de rester dans notre charmante cité de M. après quelques tergiversations. Au menu désormais : Déménagement J-2 & Départ pour B. J-7 (du 3 au 25 août très exactement, mais vos
serviteurs se feront fort de vous donner de leurs nouvelles, photographiquement parlant oeuf
corse).
Pour l'instant, les journées sont à base de farniente sous le soleil du midi, et sur le sable de toute plage accueillante, ou encore de faisage de cartons (avec un record de lenteur établi par
moi-même de deux cartons à l'heure ;-)), shopping décoratif, prévisions du voyage à venir, ballade en bateau, lecture (La Reine dans le Palais des courants d'air de Stieg Larsson pour
elle & Technique contractuelle de J.-M. Mousseron pour lui... une petite différence de registre qui n'augure en aucune façon le degré de difficulté cérébrale des lectures auxquelles nous nous
livrons, enfin :-O).
Une petite photo de notre désormais place to be (& very very near from our newbie flat), j'ai nommé la Place de la Canourgue - façon Pola (remember V. Lemercier,
Béatrice de Montmirail de son état, in Les Visiteurs, gorgeous ;-D). Et puis, s'en va.

Une petite pointe de nostalgie me pousse à écrire au lecteur du hasard. Mes mots s'échouent ce soir sur cette page par défaut puisque personne ne m'entend, les pensées du passé m'envahissent et je suis seule à crever dans ce deux pièces surchauffé.
Je revois le chemin parcouru, je relis mes écrits. Un an, deux ou trois se sont passés et je me sens toute autre. Je n'écris plus, jamais, et je me demande soudainement pourquoi je ne ressens plus ce besoin pressant de coucher mes sentiments sur le papier ou par le clavier. Le bonheur a-t-il ravi mes pulsions littéraires, loin du temps où les pensées se bousculaient dans ma tête et formaient rapidement un texte parfois bordélique pour exprimer le tout. Ou peut être ai-je tout simplement perdu l'inspiration, la pudeur me freine-t-elle ?
On dit souvent que l'adolescence est un moment privilégié de la vie pour s'exprimer par l'écrit. Rien ne nous retient, et rien ne me retenait alors. Pas même la pensée d'exposer ma vie, parfois très privée, à ces lecteurs du hasard. Ni même l'idée que ces écrits étaient peut être très brouillons, très mauvais, ou que sais-je encore. Je retranscrivais mes sentiments bruts, sans retoucher un seul mot de ce qui jaillissait en premier, et sans penser au qu'en dira-t-on, aux critiques et aux aigris. Parce qu'après tout ça me passait au dessus, et personne n'aurait pu violer mon exutoire.
On dirait toujours que plus tard on porte un regard trop critique pour oser formuler et
rendre public ce que l'on pense, du moins sans l'entourer de rondeurs ou de politesses au préalable. Trop égocentrique, trop exhibitionniste, trop malsaine est la pensée brute. La vingtaine à
peine entamée, je me sens déjà trop avancée et trop engoncée pour continuer ou reprendre ce processus qui m'était presque naturel, bien que cela me manque parfois, souvent, cruellement. Quand j'y
pense et je me dis qu'après tout rien ne m'empêche d'ouvrir une page blanche, là, tout de suite, maintenant, alors j'ouvre cette page blanche pleine de défi envers moi-même. Mais rien ne vient,
la page reste vierge ou se couvre de quelques lignes que j'efface au plus vite, déçue de ce qui sort.
C'est la panne.


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