Dimanche 5 octobre 2008

par ____Lula./*

On a fait la route sous le soleil blanc et froid, et les lignes de nuage, en écoutant La Paradis nous dire que l'amour, on compare ça souvent à un océan. Qu'elle a des amis navigants, ils sont navigants, elle elle a déjà tellement d'eau qui fout le camp. Elle nous a aussi parlé de Varvara Pavlovna qui pleure de peur, faudra que Lui vous dise tout le bien qu'il pense de cette chanson, il l'écoute juste à longueur de journée (oui, lui qui jurait il y a quelques temps que Vanessa, c'était rien qu'une droguée d'abord).

Et puis Lui a eu un chouette cadeau d'anniversaire, et c'était un tout bon week-end, parenthèse enchantée dans nos semaines tourmentées. Une belle photo (de portable, sorry) pour illustrer ma surprise Lulaesque et platinesque, accompagné d'un vinyl(esque ?) apparemment must have, said by le vendeur himself du magasin so cliché avec ses bacs pleins de 45 tours : "Le Comptoir des Disques" (près de la rue de l'Aiguillerie à Montpellier, pour les intéressés). For the record, le vinyle c'est The Velvet Underground, produced by Andy Warhol, et sur la pochette c'est une banane. Jaune en plus. Même que ma copine Laura a dit que c'était un classique. Vous devriez écouter Sunday Morning, un petit délice.

 

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Jeudi 7 août 2008

par __Lui__*

Déconnexion, bulle londonienne entre parenthèse, pour un coup de gueule. Et oui.

Parce que j’adore étaler ma vie privée sur le devant de la scène.

Parce que tout va bien dans le meilleur des mondes.

Parce que la vie suis son cours, et que l’on ne peut rien y faire.


Parce que je mens depuis le début de cet article, mais aussi et surtout, parce que "les idées ne sont pas toujours partagées."


Je me lance, et vous donne à chaud mon ressenti du moment (exercice périlleux, j’en ai conscience).


Après être revenu en France, je me retrouve, quelques jours plus tard, seul, à Montpellier. Et pourquoi? Tout simplement parce que ma seule présence chez “Elle” la faisait je cite “culpabiliser”, à chaque sms envoyé discrètement aux copines, aux sorties qu’elles pourrait, ou aurait pu prévoir avec les copines, à chaque discussion sur Msn avec… les copines. Le message est clair, incontestable, et fut bien reçu. C’est chose faite, je rentre à l’appartement. Je sais pas si “Elle” a trop réfléchi en me disant cela l'autre soir, alors qu’elle était épuisée, presque endormie. Je pense même que non. Car ce n’est pas je crois la meilleure solution pour que j’estime à nouveaux ces personnes décevantes.


Parce que j'en ai ras le... bol,  je vais tacher de faire preuve de gaieté en cette bien triste soirée, et vous livre donc mon petit bijoux musical du moment. Alala, bonne humeur quant tu nous tiens. XD.


 





 __Lui__*  




Lundi 28 juillet 2008

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Mettre des mots sur sa souffrance a toujours été quelque chose de naturel pour moi. J'ai su le faire, en d'autres temps, en d'autres termes. 

Et pourtant aujourd'hui, ça me semble presque impossible, les mots restent bloqués dans ma gorge, et forment une boule qui grossit toujours plus. M'empêchant de respirer, de voir, de penser.


Et c'est toujours plus facile d'écrire et de pleurer quand le mal est minime, comme si affronter ces petites douleurs était autant de petites épreuves que je me dois de subir. Par contre, lorsque vient un conflit qui menace l'essentiel, le coeur de tout, je me sens incapable, de tout. Incapable de pleurer, comme si mon coeur se protégeait du monde extérieur et de ses ravages, et m'ordonnait de penser à tout autre chose. Incapable de parler, d'expliquer, d'apaiser. Je me retrouve anéantie, au milieu d'un champ de bataille dont je suis responsable, et je ne sais par quoi commencer pour tout réparer. Mes pensées se figent, je ne ressens plus rien. Rien qu'un cocon assourdissant qui me laisse épuisée. J'aimerais ne plus penser, ne plus penser, ne plus penser. Que pour un instant, même infime, les pensées cessent de virevolter tout autour. Que ça cesse. 

Mais le vacarme n'est que dans ma tête. C'est à l'intérieur que la destruction se fait, et me ronge.

 

J'ai voulu éviter qu'un projectile ne nous touche, n'atteigne notre couple, et voilà que c'est un véritable ouragan qui nous traverse, nous malmène, nous prend aux tripes, et nous annihile. 









___Lula./*
 
Lundi 28 juillet 2008

par __Lui__*
Sans article fixe.
Pas toujours le moral au beau fixe.
Déception.
En attente d'excuses.
À suivre. En cours.
Juste de la musique.
Du Rock, que du Rock.
 





 



__Lui__*
Lundi 28 juillet 2008

par __ Lui __ *
Le première nuit passée avec la Lula est à jamais gravée dans mon coeur. À vrai dire, la date exacte m'échappe, mais après tout, je suis un homme. La chose dont je me souviens est en réalité plus forte. Je me souviens d'elle, je la vois s'endormir, se laisser porter par la douceur des draps. Je me souviens m'être réveillé plusieurs fois cette nuit la. Qu'il était bon de la regarder dormir, qu'il était bon de la savoir à mes côtés. Le matin au réveil, mes yeux s'ouvrirent avant les siens. Apercevoir les siens fut la plus belle des choses qu'elle me donna. Ce moment la est magique, difficile à décrire. Si il est unique, chaque homme, chaque personne en connaît. Il suffit de savoir observer le monde qui nous entoure, se satisfaire des plaisirs simples. Simple est pour moi de dire cela, je vous le rappelle, je vis avec la Lula.

                                              
                                               



__ Lui __ *

Lundi 28 juillet 2008

par Lula./*




Le 4 avril, trois mois se seront écoulés depuis que je suis venue un soir de janvier dormir dans cet appartement, pour ne plus le quitter. Rien n'était prévu, pas que je reste pour une durée indéterminée, et pas plus que je reparte. Mais il est venu un temps où il n'a plus été possible pour moi d'imaginer une nuit sans ses bras autour de moi, sans son torse sous ma joue, sans ses jambes entrelacées aux miennes. 

 

Ma vie a basculé, en quelque sorte, sans que l'un d'entre nous ait la moindre idée de ce qui se passait.


Peu à peu, mes affaires se sont empilées dans le placard de la chambre, jusqu'à déborder de l'étagère qui leur avait été attribuée - la meilleure, paraît-il. Les incessants questionnements de mes parents sur la date de mon retour se sont apaisés. J'ai rangé mes affaires dans le placard de la salle de bains. On a fait les premières courses à l'épicerie ensemble. J'ai tenté de ranger mes chaussures et mes sacs. J'ai commencé à prendre mes marques.

Et puis on a commencé à dire "chez nous", au lieu de "chez toi" ou "à l'appart".

La vie s'est organisée, sans heurts. J'ai changé d'habitudes, sans m'en rendre compte ou si peu. De mes soirées télé, papotages sur msn, de mes après-midi beauté, ou glandage, de mes grasses matinées jusqu'à midi, je n'ai gardé que l'essentiel. Il est bon de sentir que j'ai laissé certaines choses de côté, inutiles finalement, pour vivre ces moments-là. Pour ces moments où mes yeux se mettent à briller pour une raison futile ou pas, où un détail me fait sourire. Des moments gravés, qui ne feront certainement rire ou pleurer que nous seuls.


Je crois que la vie à deux, pour le peu que l'on en a vécu, nous a rapproché, et solidifié. Parce qu'elle est faite de tout ce que la vie apporte. Du bon, des moments du bonheur pur, des moments à couper le souffle, où l'amour me submerge et me transporte. Du moins bon, des moments de crise, de pleurs, de heurts - même si les doutes laissent peu à peu place à un sentiment de plénitude rare. Du plaisir. Des fous rires. De la fatigue (beaucoup beaucoup beaucoup). Des petites rages quotidiennes (rapport aux tâches ménagères, souvent ; rapport à son comportement, plus rarement). Des bagarres sur le lit. Des lessives dans la baignoire. Des crêpes à deux heures du mat'. Des siestes interminables. Des nuits d'insomnie. Des bouillies de riz à même la casserole, dans le lit, les soirs de flemme. Du rock anglais, à toutes les sauces. Des heures de bossage intensif. Des heures d'essayage de bossage intensif. Des bains brûlants. Des claquages de portes rageurs. Des massages arrachés de force. Des gâteaux au chocolat made by himself. Des aides pour les devoirs d'anglais qui se transforment en un essai made by herself. Des soirées Nouvelle star. De la fringue, toujours plus de fringue. Des disputes pour la vaisselle. Des envies de lave-vaisselle. Des réveils à la bourre. Des présentations à la famille. De la famille qui vient en visite. Des chansons improvisées sur un cat qui f*** un dog. Des bouquets de fleurs surprises. Des croissants au saut du lit. Des repas plus ou moins mangeables - notamment un poulet rôti indécoupable. Des pannes internet qui font péter un câble. Des voisins râleurs. Des voisins hurleurs. Des heures de coiffage et de plaques, pour moi comme pour lui.


Ces moments partagés, multiples et pourtant rares, seront vécus par tant d'autres que par nous, et j'espère qu'ils prendront tout autant conscience que nous, de la chance qu'ils ont. Parce que vivre sans réfléchir, sans prendre un instant de recul sur le bonheur qui nous est offert, c'est le gâcher.


Il me semble que c'est là, quelque part, l'intérêt de nous raconter, ici.



_____Lula./*

 

 

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